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 I'm free to be the greatest I'm alive.

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Nathan Marsch
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MessageSujet: I'm free to be the greatest I'm alive.   Ven 9 Sep - 20:31


    « Tu es déjà debout ? » Il me dit, en français. C’est sa langue maternelle, la seule qu’il ait jamais apprise.

    « Oui. » Je réponds, en français également pour qu’il comprenne, et sans me confier davantage.

    En vérité je n’ai pas dormi de la nuit. Cela fait quelques semaines maintenant que j’éprouve quelques difficultés à m’assoupir. Des pensées inutiles envahissent mon esprit dès lors que les lumières s’éteignent, empêchant ma sérénité, bâillonnant ma paix intérieure. Cependant je ne dis rien, ou en tout cas pas à lui, car il a ses propres problèmes et ceux-ci font bien plus que le tenir éveillé. Je l’observe depuis le canapé alors qu’il achève sa descente de l’escalier et se dirige vers la cuisine en se massant les tempes, sa robe de chambre sur le dos.

    « T’as pris tes médicaments, papa ? » Je tente de m’assurer, tout en craignant d’avoir l’air insistant. Il me répond par un grognement affirmatif. Je n’en demande pas plus de sa part. Les mains crispées autour de la télécommande, j’entreprends de zapper sur diverses chaînes sans y prêter véritablement attention. Le générique d’une émission archaïque (à mes yeux) débute et c’est alors que mon père me rejoint d’un pas énergique avant de s’asseoir à mes côtés, un journal dans les mains. Je souris, je sais ce qu’il va dire. J’ai l’impression d’avoir déjà vécu ce moment des dizaines de fois, sans jamais m’en lasser. « Oh, laisse, c’était l’émission préférée de ta mère. » Il dit, comme d’habitude, comme si sa voix venait plutôt d’un vieil enregistrement plutôt que de son corps, bien réel, et inexorablement ancré dans le présent.

    Je dépose la télécommande sur l’accoudoir du canapé. Je n’ai plus l’intention d’y toucher. Je pose délicatement ma main sur son genou et j’y laisse une légère pression. Il tourne les yeux vers moi, sans rien dire. « C’est l’heure que j’aille à l’école. »
    Il acquiesce d’un bref hochement de tête et pose sa main sur la mienne juste avant que je la retire. Nos doigts se frôlent et une tristesse infinie m’envahis. J’exhale, puis me dirige vers la porte tout en empoignant mon sac à dos avant de m’éloigner au dehors.

    J’arrive en avance à l’abri bus mais parvient tout de même à le manquer. Je me suis endormi, le front posé contre le mur de briques à ma gauche. Le moteur qui ronfle parvient à me réveiller et je me mets à courir après l’autocar dans l’espoir que le conducteur aperçoive mon reflet dans ses rétroviseurs. Il ne fit aucune halte jusqu’à l’arrêt suivant, duquel je profitais pour monter à bord en même temps que quatre autres personnes qui ne me virent pas vraiment, et que je ne vis pas non plus. Je suis fatigué, pantelant, je m’époumone, et puis je m’assois sur un siège que je ne quitte plus jusqu’au terminus.
    Arrivé à l’école, je salue de la main les quelques camarades avec qui j’ai créé des liens au fil des années. Je ne suis pas sûr de pouvoir dire d’eux qu’ils sont des amis, ni même des connaissances. Je n’ai jamais eu le sentiment que le mot « connaissance » était approprié pour parler de gens qu’on ne côtoie que quelques heures par semaines, parfois sans même leur adresser le moindre mot. Peut-être que j’ai tendance à m’attarder sur des détails. J’entre ensuite dans le bâtiment et offre un faible sourire à une dame postée à l’accueil avant de consulter les emplois du temps sur le tableau d’affichage. Je pose mon doigt sur les horaires et le fait glisser jusqu’au moment présent. Histoires anciennes. J’avais choisi cette matière un peu par défaut, lorsqu’on nous avait demandé de nous orienter vers une option et m’étais retrouvé mélangé à d’autres classes pour ce cours, dans lesquelles les élèves ne faisaient pas tous partie du gratin de l’humanité.
    C’était là néanmoins le seul point négatif que je trouvais à cette discipline, car elle m’intéressait et était dispensée par un enseignant captivant, mais également captivé, dont les savoirs semblaient s’étendre à l’infini. J’entre dans la classe en évitant gracieusement le croche-pied qu’un étudiant s’ingénie à m’administrer. « Pédale… »
    L’heure se déroule néanmoins sans encombre. Je participe même quelques fois, je prends des notes, et le temps défile, jusqu’à ce qu’il s’arrête, tout simplement. Je sens mes paupières qui se scellent malgré moi, malgré la sonnerie marquant la fin du cours qui se met à résonner confusément dans mon subconscient.
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Declan Bennet

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MessageSujet: Re: I'm free to be the greatest I'm alive.   Mar 13 Sep - 3:40

Le miroir n’était pas son ami ce matin. La nuit avait été courte, après ses retrouvailles avec sa sœur. Cette dernière était toujours aussi frivole et tapageuse dans ses activités et, ne prenant pas ombrage des diverses tentatives que tenta Declan pour refuser de sortir, la jeune blonde l’avait trainé dans une tournée des boites les plus à la mode.
Le seul problème, c’est que s’il arrivait avec cette tête à la réunion de ce matin, sûr qu’on allait encore jaser. Ses collègues, ayant pour la plupart dépassé la cinquantaine, ne le prenait pas au sérieux. Après tout, un jeune homme d’à peine 28 ans, peut importe qu’il ait passé son doctorat, ait effectué ses premières années dans une université prestigieuse. Il était toujours trop jeune. Trop beau aussi, dangereux pour les jeunes élèves trop influençable. Mais était-ce sa faute à lui, s’il avait un visage plutôt harmonieux ?
Enfin bon. Ce matin, il paraissait simplement exténué. Ses yeux se fermaient tout seul, des poches mangeaient ses joues et sa barbe, adroitement taillée habituellement, semblait en friche. Soufflant fortement, le jeune professeur passa rapidement sous la douche, s’arrosant copieusement d’eau froide pour tenter d’effacer son aspect négligé. Ce n’est qu’en entendant le son mélodieux de la voix de Lydia hurler « TON RÉVEIL BORDEL ! » qu’il se dit que sortir serait une bonne idée pour ne pas, en plus, arriver en retard. Nouant une serviette à sa taille, Declan traversa son appartement, désactiva l’alarme qui lui vrillait les tympans et ouvrit son armoire. Il attrapât ce qui se présenta en premier, s’attirant un rire étouffé lorsqu’il passa le tout.

« - Chéri, le pantalon jure avec la veste, le t-shirt est pas mal, mais la veste en tweed … Tu es sûr de vivre à notre époque ? se moqua Lydia.
- Tu as les yeux collés par ton mascara, qui a bavé sur mes draps, c’est pour ça. Tu me feras le plaisir de nettoyer ce désastre. Lui rétorqua Declan, maussade.

Passant un simple jeans noir à la place du costume trop strict, le jeune homme s’estima prêt, embrassa le crâne échevelé de sa sœur qui s’était rendormie avant de s’emparer de son sac contenant son ordinateur et de ses clefs. Il claqua la porte par pure mesquinerie en partant.
Un sourire satisfait prit place sur son visage, tandis que Declan descendait les escaliers du bâtiment et bifurquait sur la droite dans l’entrée, ouvrant un local pour en sortir un vélo. Après avoir ôté le cadenas et s’être assuré que son jeans ne gênerait pas le mouvement des pédales ou que son sac était bien calé, le jeune homme se lança, suivant ce chemin qu’il connaissait maintenant par cœur.
Il arriva une dizaine de minutes plus tard, les cheveux défaits mais la mine plus fraîche. L’air vivifiant avait achevé de le réveiller. Accrochant son moyen de transport aux supports prévus, Declan se dépêcha d’entrer dans le premier bâtiment qu’il croisa, souhaitant échapper à la bruine qui commençait à crachoter. Malheureusement, ce n’était pas celui qu’il souhaitait atteindre, mais un passage couvert le reliait à son eldorado. La plupart des gens ne le connaissaient pas ou croyait qu’il menait simplement à la cave. C’était l’une de ses élèves qui lui en avait parlé un jour où il avait dû affronter une pluie battante avec des copies qu’il avait pu jeter en arrivant dans la classe.
Alors qu’il remontait tranquillement l’allée, le professeur croisa quelques élèves, la cigarette à la main, souhaitant éviter les détecteurs de fumée des couloirs ainsi que la pluie battante à l’extérieur. Affichant une mine réprobatrice, il s’empara des objets illicites, distribuant un avertissement à chaque jeune présent, les enjoignant à retourner dehors s’ils souhaitaient continuer à s’encrasser les poumons.
Encore quelques pas et la machine à café se présenta à lui. Ayant trop trainé, il n’avait pas pu prendre sa dose de caféine, indispensable s’il souhaitait, si ce n’était être attentif, au moins en donner l’impression lors de cette réunion. La boisson chaude commençait à peine à remplir le gobelet en plastique qu’une des collègues de Declan passait la tête par la porte de la salle des professeurs, enjoignant le brun à entrer. Il n’était pas en retard, aussi prit-il le temps d’attendre que son double expresso soit prêt avant d’entrer.
La réunion, visant à satisfaire la nouvelle lubie du doyen, quelle qu’elle soit, fut d’un ennui mortel et Declan peina à rester éveillé. Après une bonne demi-heure à lutter contre le sommeil, le vieil homme bedonnant les relâcha. S’enfuyant rapidement vers son bureau pour échapper à toute tentative de conversation, le brun ferma la porte à clef avant de se jeter sur son fauteuil en soupirant de soulagement. Avec un peu de chance, il pourrait dormir un peu avant son premier cours qui avait lieu en milieu de matinée.
Mais alors qu’il retournait auprès de Morphée, quelqu’un cogna contre la vitre qui ornait l’ouverture de son antre de professeur. Ne répondant pas, il espéra que l’intrus croit à son absence, mais ce fut peine perdu lorsqu’une voix féminine annonça qu’elle avait attendu son arrivée pour lui poser quelques questions importantes sur son cours portant sur les Vikings.
La jeune femme ne fut pas la seule à passer et 10h arriva rapidement. S’emparant des affaires dont il aurait besoin, Declan se dirigea alors vers la salle qui lui était attribué, y arrivant avec assez d’avance pour installer son matériel. Il accueillit sa classe préférée, composée des étudiants de toute horizon pour aborder l’histoire. Ou qui avait cru avoir choisi une option sans trop de contrainte qui pourrait leur apporter une bonne note sans trop avoir à étudier. Les inconscients.
L’étude du jour portait sur les différentes castes et les relations qu’elles entretenaient entre elles au 13ème siècle. Si la plupart de ses étudiants étaient attentifs, quelques-uns prenaient toujours le parti d’utiliser son cours pour finir sa nuit. Mais aujourd’hui, se découvrant un côté sadique, Declan prit à parti d’interroger chaque membre de ce groupuscule pour les maintenir alerte. Lui avait du écourter sa nuit, pourquoi pas eux aussi ?
Lorsque la cloche sonna la fin du cours, le jeune professeur se dépêcha de conclure son paragraphe avant de relâcher ses étudiants. S’adossant à son bureau pour pianoter sur son clavier et enregistrer les quelques modifications qu’il avait apporté à son diaporama pour le clarifier aux yeux de chacun, il ne remarqua pas tout de suite qu’un de ses étudiants, pourtant actif lors du cours, s’était assoupi. Ce n’est que lorsqu’il poussa un soupir de bien-être face au calme et à la perspective de se reposer durant sa pause déjeuner, tout en se tournant vers la porte de sortie avec ses affaires qu’il le remarqua.

« - Monsieur Marsch, je croyais pourtant avoir été clair. Ma classe n’est pas le meilleur lieu pour finir sa nuit. Mais peut-être aurais-je dû préciser que c’était le cas pendant et après mon cours ? asséna-t-il, atténuant la dureté de ses paroles par un petit sourire sympathique. Allez, levez-vous donc et partez manger. Je suis sûr qu’on doit vous attendre. »
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Nathan Marsch
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MessageSujet: Re: I'm free to be the greatest I'm alive.   Lun 1 Mai - 17:29

« Je suis sûr qu’on doit vous attendre » fut la seule fraction de la tirade de l’enseignant que Nathan entendit. Le son de sa voix, quoique rauque, lui parvint lentement, puis de manière plus vive, pour enfin l’arracher au sommeil. Lorsqu’il comprit ce qui lui arrivait, Nathan se redressa instinctivement sur son siège, les paupières serrées, se pensant toujours en plein cours. Il s’attendait à brusquement devenir la risée de la classe lorsque tout le monde se rendrait compte qu’il s’était fait prendre en train de dormir. Mais les ricanements ne vinrent jamais. Un silence pesant remplaçait les murmures qui se faisaient d’ordinaire entendre. Nathan ouvrit les yeux, et ceux-ci se posèrent sur l’horloge accrochée au mur d’en face, juste au-dessus du tableau. Le cours était terminé depuis une quinzaine de minutes. C’était l’heure du déjeuner. Le jeune homme poussa un soupir avant de se tourner légèrement vers son professeur.

« Monsieur Bennet, je suis… Je suis désolé, je ne sais pas ce qui s’est passé. Je… Je devais manquer de sommeil, je ne voulais pas… », sa voix s’éteignit malgré lui. Comme souvent, il se voyait dans l’incapacité de formuler des phrases cohérentes, dans l’incapacité de défendre son propre cas. Il lui était pratiquement impossible de fonctionner comme un être humain ordinaire. Entouré de ses pairs, ses fonctions l’abandonnait les unes après les autres, jusqu’à le laisser complètement impuissant. Il se passa une main dans les cheveux, puis commença à rassembler ses affaires. Tandis que ses mains s’affairaient, son regard se posa à nouveau sur l’enseignant, prêt à quitter la pièce mais arborant cependant un air attentif. Il affichait un léger sourire qui provoqua une drôle de sensation au creux de l’estomac de Nathan. Celui-ci eut un léger temps d’arrêt qui le rendit immobile durant plusieurs secondes, avant qu’il ne se force rapidement à poser ses yeux sur ses propres mains, étourdi. Rien n’était pourtant différent chez Declan Bennet aujourd’hui. Peut-être était-ce en Nathan que quelque chose avait changé. Il arrive qu’un détail, un signe du destin, déclenche chez une personne une série de petits déclics, presque imperceptibles, qui font de lui une personne divergente, et singulière, en l’espace de quelques minutes. Nathan se leva de sa chaise et ramassa distraitement son sac qu’il déposa sur sa table, y engouffrant le reste de son désordre avant d’agripper les fermetures éclaires de chaque côté en les ramenant l’une vers l’autre.
« Personne ne m’attend, vous savez. »

Les mots avaient quitté sa bouche avant même qu’il n’ait pu les en empêcher. Il ferma à nouveau les yeux, mais seulement pendant quelques secondes. Se confier ne lui ressemblait pas. Ne serais-ce que tenter de se confier, lui ressemblait encore moins. Il n’avait aucune idée de ce qui lui arrivait. Le creux au niveau de son estomac ne faisait que s’amplifier, semblant menacer de devenir visible d’une minute à l’autre. Nathan porta une main à son ventre et palpa son nombril au travers de son t-shirt. C’était à n’y rien comprendre. La lenteur de ses gestes leur faisait perdre du temps à tous les deux. Les minutes qui s’égrainaient prenaient un malin plaisir à rendre Nathan de plus en plus paniqué. Dans un brusque élan d’angoisse, le jeune homme empoigna son sac à dos avant de passer son bras dans l’une des lanières tout en s’avançant énergiquement vers la porte, dont l’ouverture vers l’extérieur était toujours obstruée par la présence de l’enseignant. Forcé de ralentir, Nathan se surprit à haleter légèrement, les lèvres entrouvertes.
« Je m’excuse, je m’en vais maintenant. »
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